Hello à tou(te)s !
Cette semaine, en cette dernière carte postale marseillaise, une photo qui résume parfaitement Marseille et son petit côté Brésil : la mer, le soleil, la vierge et...
LE FOOT !
Señor Météo :
Il a fait pratiquement le même temps qu'en Floride toute la semaine, ça va.
On n'est pas trop dépaysés.
Nouvelles sérieuses du front phocéen :
L'Olympique de Marseille est sacré champion de France 2010 ! Au bout d'une interminable attente, l'équipe olympienne coiffe de nouveau la plus belle couronne. A Marseille, un défilé a rassemblé le 16 mai plus de 80 000 supporters, venus fêter leurs Champions. Mémorable.
J'y étais pas, mais c'était mémorable, j'en suis sûr.
C'est un tout petit pas vers la mer, non sans charme. Les touristes et les Marseillais pourront bénéficier, d'ici à un mois, d'une promenade entre ciel et mer en toute sécurité. La municipalité a présenté hier les travaux de réhabilitation en cours sur le sentier littoral de Malmousque (7e), au pied de la Légion. Ce chemin et ses esplanades, à flanc de rocher et donc soumis aux vents et au ressac, commençaient à être sérieusement dégradés, d'où les aménagements engagés, à hauteur de 200 000 €. Après des travaux de purge de la falaise, les murets du chemin ont été rehaussés et des barrières vont être installées. L'escalier descendant vers la plage a été restauré. Au final, les 60 m de sentier seront totalement sécurisés et accessibles aux personnes à mobilité réduite.
Moi :
J'ai bien aimé cette semaine, parce que je me sens encore en vacances. Certes, j'ai officiellement repris, mais j'y vais "vite mais pas trop", puisque j'attends un projet pour le début de semaine prochaine qui devrait m'occuper un bon moment. Et puis, au chapitre des bonnes nouvelles, je devrais me faire (enfin) payer une grosse facture qui avait été "oubliée" par un client depuis décembre dernier. Champagne !
J'ai donc pas mal de temps pour travailler (un peu) et faire de la guitare (beaucoup), puisque la fête de la musique approche et que "Papa said" (et non "Papa Saïd" comme beaucoup de gens semblent encore le lire), le petit groupe dont je fais partie, accueille Michela au chant et que le 21 juin sera son baptême du feu avec nous.
Enfin, ce sera plutôt notre baptême du feu avec elle, puisque chanter, c'est son (vrai, si si) métier. Je ne me fais donc aucun souci pour elle, mais il faut clairement que je mette les bouchées doubles !
Les semaines passées, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de nager sous les eaux encore vierges de pétrole qui baignent les côtes de Floride, du côté de Miami. J'ai pu ainsi découvrir les fonds sablonneux fermés d'une grande barrière de corail et parsemés de tout un tas d'épaves relativement récentes (sans doute coulées volontairement pour le plus grand plaisir des clubs de plongée du coin), dans lesquelles s'ébattent une faune et une flore tropico-pélagique d'une grande richesse. J'ai ainsi fait une rencontre littéralement nez-à-nez avec une grande raie, paresseusement couchée vingt centimètres à peine sous moi (que je n'avais pas vue, forcément) et que mes mouvements frénétiques à essayer d'attraper ma lampe ont dérangée dans sa sieste. Au chapitre de mes rencontres mémorables, citons également un poisson perroquet de minuit d'un bon mètre qui m'a chatoyé le regard de ses teintes noires et bleu sombre, ainsi qu'un requin de récif glissant tranquillement dans les eaux cristallines de Key Largo, cinq mètres sous notre banc de nageurs équipés de tuba.
C'est d'ailleurs dans ces mêmes eaux que Rozenn, Katell et moi avons pu découvrir une statue de Jésus, immergée par douze mètres de fond, qui semblait avoir bien du mal à marcher sur l'eau.
Nous :
Et donc nous étions en Floride ces jours derniers, profitant de l'accueil d'une Rozenn toute bronzée dans sa maison de Boca Raton. Après être passés entre les cendres (bon, Katell un peu moins puisque son départ à Taïwan la semaine précédente avait tout de même été retardé de trois jours), nous sommes passés entre les gouttes de pétrole qui menacent toujours de venir joliment colorer les plages floridiennes. Il faut dire aussi que 2 à 3 millions de litres de pétrole par jour pendant 5 semaines, ça en fait, du carburant à briquet !
Nous avons donc profité de la Floride sous son meilleur jour : beau soleil, une humidité très agréable qui rappelle joyeusement la Guyane et à Hawaï et me fait penser qu'il faut vraiment que j'aille vivre dans un pays comme celui-là, une mer à 25° aussi translucide que le café américain... que du bonheur. En parlant de cela, on a retrouvé avec plaisir les goûts et les odeurs des petites habitudes que nous avions prises lors de nos différents séjours là-bas (IHOP, Starbucks, les steakhouses et toutes ces choses), mais - surtout - visité tout le sud de la Floride, dont la majeure partie est en réalité un immense marais truffé, entre autres, d'alligators et répondant au gouleyant nom d' "Everglades". Splendide. On a également adoré notre petite escapade dans les Keys (ex-îles de pirates où les habitants des premières heures ont fait fortune en pillant les épaves de galions espagnols échoués dans les parages), où Katell a pu découvrir, grâce à la pédagogie de sa petite sœur chérie, les joies du tuba et découvrir les merveilles sous-marines de la réserve de Key Largo.
Bien sûr, visiter la Floride sans passer par Orlando et ses innombrables parcs d'attractions étant impensable, nous avons porté notre choix sur les studios de la Universal, qui nous ont régalés toute une journée et où nous avons oscillé entre les Simpsons, Shrek et Terminator (on aimerait quand même bien savoir comment un type croisé au hasard des fausses rues de New-York arrivait à faire léviter et voler dans tous les sens un billet de banque confié par quelqu'un du public. Bluffant !)
Merci Rozenn !
C'était donc d'excellentes vacances qui nous ont bien reposés, mais après presque un mois hors du logis conjugal, Katell a été ravie de retrouver son chez-elle marseillais. Depuis, notre désordre reprend doucement son cours. C'est bien.
Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :
Cette semaine, Castor Bricolo a donné un mauvais conseil. Alors que Libellule Bourdonnante lui demandait si elle pouvait activer une autorisation d'ouverture de fenêtre sur un site Web inconnu, il a bêtement répondu avec superbe : "Bin, euh, ouais, j'pense".
Erreur.
Sitôt cliqué, ce fut la catastrophe, l'horreur, l'apocalypse, Armaggeddon ! L'antivirus s'est mis à biper dans tous les sens et un scan de l'ordinateur s'est alors déclenché, repérant quantité de chevaux de troie et autres sales insectes sur l'appareil. Après redémarrage, ce fut encore pire : si l'ordinateur redémarrait correctement, plus rien ne voulait fonctionner.
S'attelant tous deux à la tâche, Castor et Libellule ont fini par déceler le problème et éradiquer le virus. Il aura tout de même fallu plusieurs heures.
Moralité : Quand Castor commencer phrase par "Bin, euh", toi comprendre "j'en sais rien, mais alors rien du tout, surtout touche à rien et appelle les pompiers".
Au chapitre des obsèques, Glycine a la douleur de vous faire part de sa seconde mort suite à deux semaines sans arrosage.
Castor Ecolo a confiance : elle reviendra l'année prochaine. C'est le phœnix, cette plante-là !
La fin du début :
Et oui, vous avez bien lu. Après bientôt quatre années à une cadence hebdomadaire presque ininterrompue, la carte postale Marseillaise va désormais refermer ses pages. Vous avez maintenant pu vous faire une idée assez précise des pensées et des humeurs que m'aura inspirées notre belle cité phocéenne et l'aurez compris : Katell et moi nous sentons bien ici, très bien même !
D'ailleurs, si l'envie vous prenait de venir voir de vos yeux le miroitement du soleil sur la couronne de la Bonne Mère ou le rose fuchsia d'un phare se reflétant sur les écailles d'un banc de sardines nageant en pleine eau à l'ombre de Maïre, n'hésitez pas à venir nous voir au passage (tant que vous y êtes).
Bon vent à tou(te)s et à bientôt !
Ce n'eeeest qu'un au-revoir, mes frères
Ce n'eeeest qu'un au-revoiiiiiiir
Oui, nous nous reverrons, mes frères
Ce-ee n'eeeest qu'un au-revoiiiiiiir
Je vous embrasse
Guillaume