Vendredi 28 mai 2010 5 28 /05 /Mai /2010 12:30

Hello à tou(te)s !

 

Cette semaine, en cette dernière carte postale marseillaise, une photo qui résume parfaitement Marseille et son petit côté Brésil : la mer, le soleil, la vierge et...

LE FOOT !

om-vieux-port.jpg 

Señor Météo :

Il a fait pratiquement le même temps qu'en Floride toute la semaine, ça va.

On n'est pas trop dépaysés.

 

Nouvelles sérieuses du front phocéen :

L'Olympique de Marseille est sacré champion de France 2010 ! Au bout d'une interminable attente, l'équipe olympienne coiffe de nouveau la plus belle couronne. A Marseille, un défilé a rassemblé le 16 mai plus de 80 000 supporters, venus fêter leurs Champions. Mémorable.

J'y étais pas, mais c'était mémorable, j'en suis sûr.

 

C'est un tout petit pas vers la mer, non sans charme. Les touristes et les Marseillais pourront bénéficier, d'ici à un mois, d'une promenade entre ciel et mer en toute sécurité. La municipalité a présenté hier les travaux de réhabilitation en cours sur le sentier littoral de Malmousque (7e), au pied de la Légion. Ce chemin et ses esplanades, à flanc de rocher et donc soumis aux vents et au ressac, commençaient à être sérieusement dégradés, d'où les aménagements engagés, à hauteur de 200 000 €. Après des travaux de purge de la falaise, les murets du chemin ont été rehaussés et des barrières vont être installées. L'escalier descendant vers la plage a été restauré. Au final, les 60 m de sentier seront totalement sécurisés et accessibles aux personnes à mobilité réduite.

 

Moi :

J'ai bien aimé cette semaine, parce que je me sens encore en vacances. Certes, j'ai officiellement repris, mais j'y vais "vite mais pas trop", puisque j'attends un projet pour le début de semaine prochaine qui devrait m'occuper un bon moment. Et puis, au chapitre des bonnes nouvelles, je devrais me faire (enfin) payer une grosse facture qui avait été "oubliée" par un client depuis décembre dernier. Champagne !

J'ai donc pas mal de temps pour travailler (un peu) et faire de la guitare (beaucoup), puisque la fête de la musique approche et que "Papa said" (et non "Papa Saïd" comme beaucoup de gens semblent encore le lire), le petit groupe dont je fais partie, accueille Michela au chant et que le 21 juin sera son baptême du feu avec nous.

Enfin, ce sera plutôt notre baptême du feu avec elle, puisque chanter, c'est son (vrai, si si) métier. Je ne me fais donc aucun souci pour elle, mais il faut clairement que je mette les bouchées doubles !

 

Les semaines passées, j'ai eu plusieurs fois l'occasion de nager sous les eaux encore vierges de pétrole qui baignent les côtes de Floride, du côté de Miami. J'ai pu ainsi découvrir les fonds sablonneux fermés d'une grande barrière de corail et parsemés de tout un tas d'épaves relativement récentes (sans doute coulées volontairement pour le plus grand plaisir des clubs de plongée du coin), dans lesquelles s'ébattent une faune et une flore tropico-pélagique d'une grande richesse. J'ai ainsi fait une rencontre littéralement nez-à-nez avec une grande raie, paresseusement couchée vingt centimètres à peine sous moi (que je n'avais pas vue, forcément) et que mes mouvements frénétiques à essayer d'attraper ma lampe ont dérangée dans sa sieste. Au chapitre de mes rencontres mémorables, citons également un poisson perroquet de minuit d'un bon mètre qui m'a chatoyé le regard de ses teintes noires et bleu sombre, ainsi qu'un requin de récif glissant tranquillement dans les eaux cristallines de Key Largo, cinq mètres sous notre banc de nageurs équipés de tuba.

C'est d'ailleurs dans ces mêmes eaux que Rozenn, Katell et moi avons pu découvrir une statue de Jésus, immergée par douze mètres de fond, qui semblait avoir bien du mal à marcher sur l'eau.

 

Nous :

Et donc nous étions en Floride ces jours derniers, profitant de l'accueil d'une Rozenn toute bronzée dans sa maison de Boca Raton. Après être passés entre les cendres (bon, Katell un peu moins puisque son départ à Taïwan la semaine précédente avait tout de même été retardé de trois jours), nous sommes passés entre les gouttes de pétrole qui menacent toujours de venir joliment colorer les plages floridiennes. Il faut dire aussi que 2 à 3 millions de litres de pétrole par jour pendant 5 semaines, ça en fait, du carburant à briquet !

Nous avons donc profité de la Floride sous son meilleur jour : beau soleil, une humidité très agréable qui rappelle joyeusement la Guyane et à Hawaï et me fait penser qu'il faut vraiment que j'aille vivre dans un pays comme celui-là, une mer à 25° aussi translucide que le café américain... que du bonheur. En parlant de cela, on a retrouvé avec plaisir les goûts et les odeurs des petites habitudes que nous avions prises lors de nos différents séjours là-bas (IHOP, Starbucks, les steakhouses et toutes ces choses), mais - surtout - visité tout le sud de la Floride, dont la majeure partie est en réalité un immense marais truffé, entre autres, d'alligators et répondant au gouleyant nom d' "Everglades". Splendide. On a également adoré notre petite escapade dans les Keys (ex-îles de pirates où les habitants des premières heures ont fait fortune en pillant les épaves de galions espagnols échoués dans les parages), où Katell a pu découvrir, grâce à la pédagogie de sa petite sœur chérie, les joies du tuba et découvrir les merveilles sous-marines de la réserve de Key Largo.

Bien sûr, visiter la Floride sans passer par Orlando et ses innombrables parcs d'attractions étant impensable, nous avons porté notre choix sur les studios de la Universal, qui nous ont régalés toute une journée et où nous avons oscillé entre les Simpsons, Shrek et Terminator (on aimerait quand même bien savoir comment un type croisé au hasard des fausses rues de New-York arrivait à faire léviter et voler dans tous les sens un billet de banque confié par quelqu'un du public. Bluffant !)

Merci Rozenn !

 

C'était donc d'excellentes vacances qui nous ont bien reposés, mais après presque un mois hors du logis conjugal, Katell a été ravie de retrouver son chez-elle marseillais. Depuis, notre désordre reprend doucement son cours. C'est bien.

 

Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :

Cette semaine, Castor Bricolo a donné un mauvais conseil. Alors que Libellule Bourdonnante lui demandait si elle pouvait activer une autorisation d'ouverture de fenêtre sur un site Web inconnu, il a bêtement répondu avec superbe : "Bin, euh, ouais, j'pense".

Erreur.

Sitôt cliqué, ce fut la catastrophe, l'horreur, l'apocalypse, Armaggeddon ! L'antivirus s'est mis à biper dans tous les sens et un scan de l'ordinateur s'est alors déclenché, repérant quantité de chevaux de troie et autres sales insectes sur l'appareil. Après redémarrage, ce fut encore pire : si l'ordinateur redémarrait correctement, plus rien ne voulait fonctionner.

S'attelant tous deux à la tâche, Castor et Libellule ont fini par déceler le problème et éradiquer le virus. Il aura tout de même fallu plusieurs heures.

Moralité : Quand Castor commencer phrase par "Bin, euh", toi comprendre "j'en sais rien, mais alors rien du tout, surtout touche à rien et appelle les pompiers".

 

Au chapitre des obsèques, Glycine a la douleur de vous faire part de sa seconde mort suite à deux semaines sans arrosage.

Castor Ecolo a confiance : elle reviendra l'année prochaine. C'est le phœnix, cette plante-là !

 

La fin du début :

Et oui, vous avez bien lu. Après bientôt quatre années à une cadence hebdomadaire presque ininterrompue, la carte postale Marseillaise va désormais refermer ses pages. Vous avez maintenant pu vous faire une idée assez précise des pensées et des humeurs que m'aura inspirées notre belle cité phocéenne et l'aurez compris : Katell et moi nous sentons bien ici, très bien même !

D'ailleurs, si l'envie vous prenait de venir voir de vos yeux le miroitement du soleil sur la couronne de la Bonne Mère ou le rose fuchsia d'un phare se reflétant sur les écailles d'un banc de sardines nageant en pleine eau à l'ombre de Maïre, n'hésitez pas à venir nous voir au passage (tant que vous y êtes).

Bon vent à tou(te)s et à bientôt !

 

Ce n'eeeest qu'un au-revoir, mes frères

Ce n'eeeest qu'un au-revoiiiiiiir

Oui, nous nous reverrons, mes frères

Ce-ee n'eeeest qu'un au-revoiiiiiiir

 

Je vous embrasse

 

 

Guillaume 

Par Guillaume - Publié dans : 2010, faut qu'ça glisse
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Samedi 1 mai 2010 6 01 /05 /Mai /2010 18:19

Hello à tou(te)s !

 

Cette semaine, une petite carte postale du cours d'Estienne d'Orves dans les années 70 (en haut) et aujourd'hui (en bas). La qualité discutable de la photo vient du fait que je l'ai prise avec mon téléphone sur un magazine feuilleté chez le coiffeur. Du grand reportage, c'était Guillaume en direct des "Coiffeurs du Sud", à vous les studios.

Estienne-d-orves.jpg 

Señor Météo :

Un vrai temps de vacances depuis le week-end dernier. Aujourd'hui, le ciel se couvre et Marseille pleure mon départ en vacances.

Worry not. I'll be back.

 

Nouvelles sérieuses du front phocéen :

Tragique déception pour les assoiffés de beuveries cybercollectives : l'idée d'un apéritif géant organisé le samedi 1er mai sur le Vieux-Port, lancée par des utilisateurs du site communautaire Facebook a fait long feu. Sous la pression de la mairie, l'événement a été reporté à une date non connue. "Il va sans dire qu'une manifestation comme celle-ci, qui s'apprête à accueillir plus d'un millier de personnes, doit être encadrée par les forces de l'ordre", a estimé l'adjointe au maire UMP Martine Vassal. L'élue a fait valoir un délai trop court pour permettre l'organisation de l'événement. "La municipalité pourra instruire et lui donner une issue favorable si toutes les conditions sont réunies", précise-t-elle.

 

Encore et toujours plus vite ? Reconnue pour être la course la plus rapide de France sur la distance (27'28), la 17e édition des 10 km du conseil général, organisée par la SCO Sainte-Marguerite et qui se déroulerait aujourd'hui (aller-retour entre la Place Castellane et l'Obélisque de Mazargues), permettre peut-être d'affoler les chronos, si le temps le permet. Parmi le millier de coureurs attendu, on retrouvera en effet les meilleurs spécialistes internationaux de la distance, avec notamment la présence de l'armada kenyane.

 

Moi :

J'en ai fait des choses, cette semaine ! C'est vrai aussi qu'il faisait super beau et que, vacances approchant, j'avais décidé de la mettre en veilleuse question boulot, histoire de profiter de la terrasse. Mes clients ne l'ont toutefois pas franchement entendu de cette façon et m'ont généreusement abreuvé mais bon, on ne fait pas toujours ce qu'on veut et en période de vaches pas trop maigres, il faut tête froide garder, j'ai dit. J'ai donc travaillé plus que lézardé sur la terrasse dans le transat ou le hamac (qui me rappelle non sans une certaine nostalgie la Guyane) avec mon livre du moment, un sandwich beurre salé-chocolat au lait et noisettes et une bouteille d'eau fraîche "parce que ça tape", le tout coiffé de mes désormais greffées lunettes de soleil Oakley, parce que le plastique, je le vaux bien. J'ai quand même réussi à profiter largement de tout ça en y ajoutant quelques notes de guitare "live", puisque Katell n'était pas là pour supporter mon bruit. Les voisins, eux, étaient bien là mais je ne les ai pas entendus. Il faut dire qu'avec l'ampli à 11, on n'entend plus grand-chose.

Je ne me lasse pas de la vie dans le sud.

 

Among other things I did during the past week was an episode I cannot refrain from sharing with you. Last Tuesday, I was merely minding my own business, working, playing a bit and so forth, when I just thought "I should go out this evening". Don't ask. One advantage of incarnating "The Bachelor" is that whatever stupid ideas you get, there's noone to object. (I can think of a couple of drawbacks as well but it's not the point.) Since I wasn't too sure of what to do, I browsed the net and saw on the OVS website there was an event called "Apéro in English" somewhere nearby the Vieux Port. "Great" I thought, "just what I need". After the period of hesitation that followed, I finally decided I should go and around seven, I strode happily towards the bar. The weather was nice, I was in great shape and ready. Fortunately enough, the bar was already packed with people having come for the event only and there was an english buzzing pleasantly ringing to my ears. After a (large) beer, I started to loosen up and walked towards a tall guy who proved to be an Englishman from Southampton with a "Hugh Grant" type of accent I would gladly kill for. The conversation was nice enough and I started switching to other people, most of whom were plain French people, all trying to communicate in English whatever their level, which was a pleasant surprise (I reckon I was expecting some classic "Euh, my name c'est Robert and I pffff... comment on dit "là je suis en train de rater le match"?). A very, very pleasant evening indeed.

In English, Madeleine! 

 

Nous :

Suite de la saison précédente, après "Viens chez moi, j'habite derrière les cendres" qui a vu le départ de Katell à Taiwan retardé de trois jours suite aux caprices d'un volcan de mauvaise humeur, "Tu vas en Floride ? Ca tombe bien, moi aussi" sort prochainement, avec une autre catastrophe qui frappe à proximité de notre lieu de vacances rien qu'à nous, mais qui est surtout déjà en train d'étouffer la mangrove et promet de s'attaquer aux bayous de Louisiane, même le Bayou du Diable, le terrifiant repaire de Médusa-la-terrible, qui détient l'ourson de Penny dans lequel elle a caché le diamant repêché dans la Grotte du Pirate. Et sur ce coup-là, Bernard, Bianca et la S.O.S Society ne pourront rien faire, c'est bien triste... Saleté de pétrole, il ne respecte donc rien !

 

Enfin chaque chose en son temps, Katell que je viens de retrouver en son fief de Lagny-sur-Marne à l'heure où j'écris ces lignes semble avoir été ravie de son voyage dans le lointain pays du soleil levant et de l'accueil plus que chaleureux de Mimi ainsi que de Yuwen et sa famille, sans oublier la moue bouilleuse d'Ondine (non, ça ne veut rien dire, mais Katell a essayé de me l'imiter et ce sont les seuls mots qui me sont venus à l'esprit).

Nous avons un peu moins de 48h chrono pour refaire nos sacs... le compte à rebours a commencé ! Où est passé Jack Bauer ?

 

Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :

Cette semaine, Castor Ecolo avait les larmes aux yeux. Après être devenue le fantôme de l'arbre de Sleepy Hollow depuis le drame d'août dernier où, suite à un manque d'aqua simplex, Glycine avait manifestement traversé le Styx sans aucun espoir de retour, la messe semblait dite. En effet, malgré les sages conseils de Libellule Bourdonnante qui lui susurrait de ne point désespérer, Castor avait nourri de plus en plus l'idée d' "arracher cette saleté d'arbuste tout sec qui déshonore la terrasse du jardinier que je m'honore d'être"... tu parles.

Puis ce fut le miracle. Fut-ce l'épée de Damoclès qui pesait sur ses fragiles tiges ou les vaines menaces imbéciles d'un Castor sans cœur ? Sans préavis et en l'espace de deux semaines, l'arbre explosa littéralement dans un vert printemps du plus bel effet. Même Jérôme, qui s'était senti responsable du désastre de l'année précédente, en fut soufflé. C'est magnifique.

Ce qui l'est moins, c'est que Castor et Libellule sont encore partis pour deux semaines et que personne ne s'occupera de leurs chlorophyllés camarades en leur absence... Les plantes survivront-elles ou Castor doit-il s'attendre à une nouvelle marée noire de cendres ?

 

When heroes go down
Man or woman revealed
You can't expect any kind of mercy
On the battlefield

 

Biz

 

 

Guillaume

Par Guillaume - Publié dans : 2010, faut qu'ça glisse
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Samedi 24 avril 2010 6 24 /04 /Avr /2010 23:03

Hello à tou(te)s !

 

Cette semaine, une petite carte postale des colonnes de la halle Puget, située à proximité de la Porte d'Aix. Cette halle a été construite au XVIIème siècle par Pierre Puget, peintre, architecte et sculpteur marseillais.

colonnes-puget.jpg 

Señor Météo :

Il a fait beau toute la semaine et ça s'est gâté la nuit dernière avec un crachin en début de matinée qui s'est vite arrêté pour faire place à une vive luminosité teintée de brume. J'ai bien bronzé !

 

Nouvelles sérieuses du front phocéen :

Un faux taxi récidiviste à l'aéroport de Marseille Provence a été condamné à trois mois d'emprisonnement par le tribunal correctionnel d'Aix, avec mandat de dépôt à la barre, a-t-on appris hier. L'homme, qui a reconnu les faits et qui était jugé lundi en comparution immédiate, a également été condamné à cinq ans d'interdiction de fréquenter l'aéroport, et 1 000 € de dommages et intérêts à chacun des deux plaignants, le président de l'association locale des taxis et le responsable des bus de Marignane.

C'est comme l'affaire des Proxi-Pousse (sortes de vélos touristiques, voir la carte postale du 20 février) faut pas faire d'ombre à la corporation des taxis, dans la région !

 

Saint-Etienne, prochaine victime du rouleau compresseur phocéen ? Sur le papier, la confrontation entre les Verts (17es) et l'OM, leader de la L1, paraît clairement à l'avantage des Marseillais. Les hommes de Didier Deschamps viennent d'enchaîner six succès de rang et semblent se diriger tranquillement vers leur premier sacre national depuis 1993.

 

Moi :

Ba-rra-cu-daaaaa !

C'est la danse des canards, qui en sortant de la mare se secouent le bas des reins et font coin coin

A, à, à la queue-leu-leu tout l'monde s'éclate

Katell joue les reporters sans frontières (voir ci-dessous) pour deux semaines à l'autre bout de la terre et je suis tout seul à la casa ! Pour deux semaines !

Du coup je peux faire plein de trucs, pfff, comme... euh, pfffff attends, j'ai plein d'idées, je peux...

Bosser. Ah oui, et puis aussi...

Faire le ménage.

Bon, j'en ai aussi profité pour voir les copains, dont Sandrine et Anthony qui étaient de passage à Marseille, c'était bien cool.

 

Et d'aller au ciné, aussi. A ce propos, quelle ne fut pas ma surprise tout à l'heure ! J'étais allé au cinéma du Prado voir "Le choc des titans" (en VF (sic), mais bon)... pour vous resituer le pourquoi du contexte, Le choc des titans, c'était un film que j'avais vu dans ma tendre jeunesse où les effets spéciaux les plus affriolants consistaient en des illusions d'optique (genre l'épeire des jardins sur un bonzaï pour faire croire à un arachnide géant) et de pâte à modeler avec mouvement façon 1 image par minute. Du grand art. Mais j'étais gamin et voir Persée brandir la tête de Méduse devant le Kraken, même aussi figé qu'une saucisse de chez Picard, a fait partie des scènes qui m'ont marqué, allez savoir pourquoi. Apprenant qu'ils avaient fait un remake avec effets spéciaux dernier cri et lunettes tridimensionnelles machin-chose, je me suis précipité comme un seul homme voir ce film avec rien moins que Liam Neeson... Ralph Fiennes... et Mouloud.

D'où ma surprise, et la question fusa dans mon esprit comme l'éclair divin du film : mais qu'est-ce qu'y fout là, çui-là ???

Bon, le film est atterrant et, dans le genre, Percy Jackson était beaucoup plus sympa (Pierce Brosnan en centaure, ça, ça avait d'la gueule !). Bref.

Je pourrais aussi vous raconter mes deux plongées de la journée, de la ligne de brume qui scindait en deux le massif des calanques, lui donnant des airs d'Olympe, de la couleur lapis lazuli des yeux d'une galatée me fixant du fond de son trou et derrière laquelle miroitait l'argent de la gueule curviligne d'un congre, mais vous commencez à connaître la musique. C'est dommage, parce que c'était extraordinaire, vif, coloré, inattendu. Contrairement au choc des titans.

Avec Mouloud.

 

Nous :

Le week-end dernier, Pascal fêtait ses 40 ans dans une manade du pays Nîmois et nous étions conviés pour l'occasion. On a profité d'être arrivés un peu plus tôt pour aller visiter Aigue-mortes, ville médiévale de renom aux remparts parfaitement conservés et que je voulais voir depuis longtemps (je n'ai pas été déçu, c'est très joli, quoique tout petit). C'est en déambulant dans les rues que Katell a réussi à dégotter des pâtes de fruit de l'abbaye de...

Valognes.

Pour expliquer le pourquoi de la chose, c'est parce que le magasin en question était spécialisé en ventes d'objets provenant d'abbayes de la France entière. En tous cas, ça nous a bien fait rire.

C'est donc après tout cela que nous sommes arrivés à la manade, en pleine ferrade, à savoir le marquage au fer des jeunes taureaux. Tout le monde était regroupé derrière des barrières en bois pendant que des gars dansaient avec un taureau en se roulant dans la boue et en grimaçant tous sous l'effort, sauf Pascal qui se marrait. Ensuite nous embrayâmes apéro, concert, apéro, je sais plus très bien quoi, apéro, repas, apéro et l'une des dernières visions de mes souvenirs les moins flous est Pascal tenant un cric dans une main et un tam-tam dans l'autre.

Happy birthday, mister et merci pour la fiesta !

 

Comme indiqué plus haut, Philéas Katell est partie en voyage, alors que tout s'est tellement ligué contre ce départ qu'on se serait crus dans un film au scénario pas réaliste. Après être passée entre les gouttes de la grève des trains qui avait fortement affecté une seule région de France (laquelle ? Je vous le donne Emile : le sud-est, particulièrement à Marseille, Toulon et Nice), elle s'est retrouvée sous la cendre islandaise qui avait sévi tout le week-end dans le ciel parisien. On a failli croire que son avion de lundi partirait, mais il n'en fut rien et il lui fallut attendre jeudi, après des visites régulières mardi et mercredi à Roissy (ses pavés, sa plage) pour pouvoir enfin s'envoler à travers la colère de la terre pour Taiwan, temporaire terre d'asile de Myriam que Katell allait voir pour célébrer en retard les un an de sa fille, Ondine.

Tout est donc bien qui s'est bien fini et Katell est sortie triomphante de son combat acharné contre les éléments. La patience fut son arme et la détermination, son bouclier. Je suis admiratif.

Je profite d'ailleurs de cette carte pour embrasser Myriam, Ondine et Yuwen qui hébergent ma Miss qui me manque. Maintenant qu'elle est partie, c'est sur moi que les moustiques s'acharnent.

Uncool.

 

Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :

Franchement, y'a des gens qui s'rendent pas compte ! A la dernière assemblée générale où Castor Bricolo avait encore été élu à 100% des voix président-directeur-général en chef (siouplé) du 7 rue de friedland (avec palmes et fourragère), notre héros avait décidé dans sa grande magnanimité la pose de boîtes aux lettres. Il y avait deux devis, l'un cher et nul, l'autre moins cher et plutôt intéressant, le choix fut donc fait par un Castor au sommet de sa superbe. Jusqu'à ce que le type du syndic se penche vers lui et lui glisse, un sourire au coin des lèvres : "Vous savez, j'ai une copropriété où un gars est allé acheter les boîtes aux lettres chez Castor(sic)ama et les a lui-même montées, ça a coûté en tout une trentaine d'euros".

Le sourire de Castor Bricolo se figea et son regard fixa l'homme d'une puissance de mort. Les oiseaux se turent et on aurait cru que le temps s'était arrêté. La réponse fusa comme un boulet chauffé d'un rouge carmin aux couleurs des joues du traître qui venait de comprendre qu'il venait de faire là une erreur pouvant lui coûter la vie.

Une fraction de seconde passée, Castor répondit, détachant chaque syllabe avec une distinction glaciale : "Percer le mur ? Vous rigolez, la dernière fois que j'ai fait ça, je suis tombé sur une plaque de métal et j'ai flingué deux mèches de 8 en tungstène ! Avec le bol que je me coltine, je vais tomber sur un câble électrique ou une canalisation ! Jamais, vous m'entendez ? Ja-mais !".

Et donc Castor a eu la visite de deux gugusses l'autre jour qui ont installé les nouvelles boîtes en moins d'un quart d'heure.

Pour plus de trente euros, cela va sans dire...

 

A ghost of a mist was on the field
The grey and the green together
The noise of a distant farm machine
Out of a the first light came
 

Biz

 

 

Guillaume

Par Guillaume - Publié dans : 2010, faut qu'ça glisse
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 19:02

Hello à tou(te)s !

 

Cette semaine, une petite carte postale des arcades de "la Coloniale", la dernière usine Lafarge de l'Estaque qui soit encore en activité.

lacoloniale.jpg 

Señor Météo :

Sacré beau temps, ça fait plaisir et ça rappelle soudain pourquoi c'est si bien d'être phocéens !

 

Nouvelles sérieuses du front phocéen :

Marseille forte tête. L'OM a pris les rênes de la Ligue 1 l'autre jour à la faveur de son succès (3-0) sur les Sochaliens en match en retard de la 14e journée. Les Phocéens comptent désormais deux longueurs d'avance sur le trio Lyon-Montpellier-Auxerre. Ils n'avaient plus occupé la pôle position en championnat depuis le mois de mai 2009 et leur victoire sur Grenoble (4-1) lors de la 31e journée. Avant de se faire doubler par Bordeaux lors de la 36e journée et leur défaite à domicile face à Lyon (1-3).

 

Les trains étaient rares et les quais clairsemés, hier, gare Saint-Charles, en milieu de journée, au deuxième jour de la grève des cheminots. Si Laurine, étudiante, piaffe d'impatience, Marine, enseignante, comprend la mobilisation des cheminots : "Ils combattent ce qui se passe partout ailleurs, à savoir la casse du service public". Et un agent de rassurer un voyageur : "Pas de souci, la grève ne devrait pas être reconduite". Ce sera pourtant aux assemblées générales d'en décider.

 

Moi :

Hier matin, je me suis derechef levé aux matines pour aller plonger. C'était une bonne idée, car il faisait un soleil radieux sans un brin de vent et la mer était d'huile. Le beau temps avait ramené tous les copains comme un aimant sur de la limaille de fer et nous étions tellement pleins que j'ai dû me contenter d'une bouteille 12 litres au lieu de la 15 litres habituelle... Je réalise que les termes "bouteille" et "pleins" dans la même phrase peut porter à confusion, je tiens donc à rassurer tout le monde : nous n'étions pas alcoolisés. En tous cas, pas encore. A mon grand étonnement, le bateau prit la direction de Planier, l'île au phare du même nom qui trône au large de Marseille et auprès de laquelle on trouve pas moins de quatre épaves, les marins ayant la fâcheuse habitude de régler la course des navires sur le phare juste avant d'aller se coucher. L'année dernière encore, c'est un Turc transportant du blé qui s'est encore emplafonné dans la joie et dans les rochers du petit îlot. Heureusement pour l'armateur, le navire a pu être remorqué jusqu'au port, frustrant les plongeurs d'une autre épave toute neuve. Mais revenons à nos moutons. C'est donc avec Stéphane, cette fois, que je plongeais à la recherche du Chaouen, reposant théoriquement par trente mètres de fond. Las, la visibilité étant aussi optimale que mon légendaire sens de l'observation, nous n'avons pas trouvé l'épave mais chemin faisant, sommes tout de même restés scotchés devant les splendeurs du tombant foisonnant de gorgones pourpres et nous dévoilant ici et là quelques trésors vivants, qui une gigantesque mostelle paresseusement posée sur un rocher, qui une menaçante murène, la gueule grande ouverte, enlaçant sensuellement de son long corps souple et taché d'or les éboulis composant sa tanière, qui un petit mérou timide ou un poulpe effarouché. Pour finir la plongée en ces profondeurs colorées, nous fîmes un passage rapide dans des tôles enchevêtrées et recouvertes d'algues, vestiges du Dalton, un cargo de 70 mètres ayant sombré en 1928. Ca ne nous rajeunit pas.

 

Et pour bien finir la matinée, je suis allé avec deux comparses non loin du club pour grignoter des penne au pistou les pieds dans l'eau. Le vent se levait doucement et frisait la surface de la mer en petites vaguelettes irisées qui se mirent peu à peu à ternir la transparence de l'eau. Après deux bonnes heures de dissertation concertée sur les miracles de l'égyptologie et les mirages de la mer rouge, sur la grève des dockers qui fait péricliter depuis toujours les chances marseillaises d'être le plus grand port de méditerranée et sur le fait que Brigitte, elle se vexe facilement, je suis rentré tranquillement goûter une après-midi de farniente total bouquin-papotage sur la terrasse avec Katell, moi dans mon transat et elle dans son hamac.

Tranquilles.

 

Nous :

Jeudi soir, nous étions conviés dans l'appartement que Céline et Jérôme viennent de quitter et où Guillaume, un copain, profitait que l'endroit soit vidé pour exposer quelques tableaux et dessins sur le thème "Nuage de tags, perversion de l'image de marque", où l'artiste s'est amusé à tordre et à emmêler en les taggant des noms tels que Versace, Dior ou Chanel. C'était assez sympa et ça nous a permis de retrouver quelques copains que nous avions perdus de vue depuis les derniers pique-niques sur la plage de l'année dernière. On est sortis un peu fatigués de là, mais on n'a pas idée, aussi, de mettre du colorant alimentaire dans le rhum.

 

Et pendant que d'autres courraient le marathon ce matin, nous, on dormait. Je ne sais pas si c'est la cuisson au soleil de la veille et des jours derniers ou les restes du colorant alimentaires de l'exposition, mais qu'est-ce qu'on dort en ce moment ! Enfin moi, surtout. En tous cas, ça fait un bien fou.

 

Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :

Pour préparer les vacances en Floride, Castor Bricolo s'en est allé à la préfecture pour déposer une demande de permis international. C'est tout guilleret qu'il s'est rendu dans la salle d'attente, remarquant au passage les tronches peu rasées et franchement patibulaires de tous les gens déjà sur place. Castor se fit la remarque que ça avait l'air de mettre drôlement de mauvaise humeur, de déposer une demande de permis international. Jusqu'à ce qu'il réalise, l'heure passant, que le bureau traitait également les retraits de permis ainsi que les stages de récupération des points.

Et qu'il était le seul à déposer une demande de permis international.

 

Avril au Portugal, à deux c'est idéal,
Là-bas si l'on est fou, le ciel l'est plus que vous,
Pour un sentimental, l'amour existe t-il

Ailleurs qu'au Portugal
En Avril...
 

Biz

 

 

Guillaume

Par Guillaume - Publié dans : 2010, faut qu'ça glisse
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 12:17

Hello à tou(te)s !

 

Cette semaine, pour rattraper la non-carte de la semaine dernière (je sais que vous étiez tous très très déçu(e)s, ndlr), suite à une intense activité et une flemme qui n'est désormais plus un secret pour personne, je vous envoie cette petite carte postale de l'île de Riou, prise par mes soins dimanche et qui en dit long sur mon envie actuelle de travailler.

riou.jpg 

Señor Météo :

Mars a une fois encore bien porté sa réputation de mois venteux et changeant. Tenez, par exemple, mardi dernier on a tout eu : du vent, de la pluie, du soleil et même de la grêle. Un vrai temps à l'irlandaise. Patron, une Guinness !

 

Nouvelles sérieuses du front phocéen :

Parmi les victimes, des espèces de lézards, d'orchidées, de papillons. Une amende de 30 000 € a été requise contre l'enseigne Ikea, qui comparaissait hier en correctionnelle à Aix pour destruction d'espèces protégées. A l'origine de la plainte, plusieurs associations de défense de l'environnement qui dénonçaient les conséquences sur la nature de la construction d'une plateforme logistique que le géant du meuble a implantée sur un terrain du port autonome, dans la Crau. Pour ce projet, Ikea avait obtenu en 2007 un avis favorable du Conseil national de la protection de la nature (CNPN). Mais cet avis ne portait que sur les orchidées, dont le groupe s'engageait à compenser la destruction. Il a fallu attendre 2008 et une visite menée par l'association Nacicca pour mettre au jour les dégâts sur d'autres espèces protégées.

 

Oubliez le pastaga, tentez le chocolat. Longtemps porte d'entrée des denrées coloniales, Marseille conserve encore aujourd'hui une solide tradition de chocolaterie artisanale, qui fait le plein toute l'année, avec des pointes à Noël et à Pâques. Dans le centre-ville, une dizaine d'indépendants se sont constitué une clientèle fidèle. "On voit des clients revenir alors qu'ils ont découvert la boutique avec leurs grands-parents, explique Philippe d'Agro, responsable de la maison Dromel, fondée au XVIIIe siècle. Il y a un petit côté madeleine de Proust, avec un goût retrouvé pour des produits traditionnels, comme le chocolat au lait avec du pralin".

 

Moi :

Il y a deux semaines, Didou, la chanteuse du groupe dans lequel j'officie désormais depuis quelques mois, était de retour à Marseille et nous en avons profité pour répéter quelque peu nos odes, comptines, sérénades et autres ballades pour notre deuxième prestation en public, prévue pour le 23 avril, date qui s'approche à grands pas. La première répétition fut, on peut le dire, d'un intérêt mitigé, tant les décibels dégagés donnèrent dans la surenchère et l'on put voir trôner le syndrome du "ah les salauds, ils veulent me couvrir", bien connu des musiciens de tout crin. Comme nous n'avions pas joué ensemble depuis un bon mois, nous étions d'autant plus déçus que nous attendions beaucoup de nos retrouvailles. C'est donc un peu maussades que nous nous retrouvâmes trois jours plus tard et là, contre toute attente, l'on vit ce qui fut incontestablement l'une de nos meilleures prestations à ce jour. Il est dommage que nous ayons eu alors pour seul public un portemanteau à l'équilibre douteux et deux chaises en mauvais état. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'aime faire de la musique : ça n'est jamais pareil.

 

Samedi dernier, je suis allé plonger puisque j'avais décidé de ne rien faire (voir notre photo, ndlr), Katell étant elle-même plongée (ha ha... patron, deux Guinness !) dans son boulot. C'est donc vers une anse de l'île de Pomègues (l'île sud-est de l'archipel du Frioul), dont le site de plongée a été romantiquement baptisé "Caveau", que nous nous dirigeâmes. Cette fois, je n'avais pas oublié ma combinaison et c'est donc dans une eau aussi froide que la semaine précédente mais avec du matériel adéquat que je m'immergeais avec deux comparses de mon niveau. La visibilité n'était pas très bonne mais cela faisait du bien de se retrouver en apesanteur au milieu des ostéichtyens et autres téléostéens. L'après-midi, n'ayant rien de mieux à faire et la plongée du matin m'ayant laissé un goût de reviens-y, je décidais de remettre ça. Nous retournâmes sur Caveau pour une raison qui m'échappe, mais peu importe. La visibilité avait changé, elle était devenue plus claire tout en étant plus brouillée, ajoutant ce qu'il fallait de mystique au site. Nous nous redirigeâmes vers le tombant pour revoir les gorgones majestueuses brasser l'eau sous cette nouvelle lumière, un spectacle aussi majestueux que féérique. Dans un moment d'égarement, je fis jouer ma torche au beau milieu d'un banc de sardines dont les écailles reflétèrent une lumière rosée du plus pur effet "boule à facettes", c'était magique. Puis soudain, au détour d'une petite faille, nous le vîmes. Lévitant tel Foudre bénie (voir Tintin au Tibet, ndlr), il flottait avec paresse dans un halo vert pâle et mordoré, sans même prendre la peine de bouger, au-dessus de son rocher, ses nageoires épineuses déployées comme autant de cerfs-volants translucides remuant au gré du courant marin. Loin de détenir les clés du paradis comme le saint dont il tire son nom, cet être d'un autre monde nous garda pourtant près de lui si longtemps hébétés qu'il nous fallut réfléchir pour reprendre notre souffle et nous remettre à respirer normalement. Ce n'est qu'ensuite que je me maudis de n'avoir pas emporté mon appareil photo. C'est l'une des raisons pour lesquelles j'aime faire de la plongée : sous l'eau, on garde une âme d'enfant qui s'émerveille.

 

Nous :

C'est bien de travailler, mais il faut penser aux vacances. Comme disait Blutch à Cornélius Chesterfield (lire les "Tuniques bleues", ndlr) : "Il n'y a pas que des sergents dans la vie, il y a aussi des bonnes choses" (oui bon, on a la culture qu'on peut...). Nous avons donc commencé à nous intéresser diablement au sujet et il semblerait que la Floride soit à l'honneur cette année, Rozenn séjournant pour l'année à Boca Raton et acceptant gentiment de nous y accueillir. Merci Rozenn !

 

Il y a deux semaines, Katell et moi avons beaucoup ri en nous refilant à répétition rhumes et bronchites, récupérés cahin-caha en ces temps à la chaleur incertaine. Méfiez-vous, le gang des écharpes sévit dans le quartier de Castellane !

Fort heureusement, il a été mis à mal par la police de soin des maux de gorge et croupit dans les geôles phocéennes pour au moins jusqu'à l'année prochaine.

 

Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :

Dimanche dernier, alors que Libellule bourdonnante était submergée de travail, Castor Biscoto est allé faire un tour sur OVS (pour "On va sortir", un site de réseau social où les internautes organisent tout un tas d'activités), histoire de voir ce qu'il était possible de faire ce jour-là. Il faisait fort beau et, comme l'a longtemps asséné le philosophe Pulco dans les années 80, il faisait tlop chaud poul tlavailler. Au milieu des diverses sorties de type "Roller à Borély" ou "Aller boire un coup", on pouvait trouver quelques balades dans la région, la plupart malheureusement déjà complètes. L'une d'entre elles pourtant acceptait encore du monde et c'est vers le massif de Marseilleveyre que Castor a dirigé ses chaussures montantes. C'était un peu par choix également, puisqu'il avait déjà fait une partie de cette promenade avec sa sœur quelques mois auparavant (voir la carte postale du 20 nov 2009, ndlr). Le début fut donc sans surprise : ardu, pentu, difficile mais toujours aussi dépaysant et splendide. La suite fut plus tranquille mais néanmoins aussi belle. A mesure que nous redescendions dans la calanque, passant pierriers, goulets et défilés, un vent marin se mit à souffler, embaumant nos narines de senteurs de pin, de romarin et d'iode. Nous débouchâmes enfin sur la calanque de Marseilleveyre où nous nous posâmes pour piqueniquer (voir notre photo, ndlr). Ayant fait ami-ami avec bon nombre des animaux de la randonnée, Castor était tout en joie et ne ressentait pratiquement aucune fatigue, chose étonnante quand on connaît son activité physique habituelle qui consiste principalement à se traîner lamentablement de son lit à son bureau, ce dernier situé à un bon mètre du premier. La suite de la promenade emmena nos onze compères dans la montagne qui surplombe Callelongue, les Goudes, la Madrague de Montredon, le tout avec une vue imprenable sur l'archipel de Riou (voir notre photo, ndlr), l'île de Maïre, les îles du Frioul et la rade de Marseille. C'est presque à regrets que la petite troupe redescendit jusqu'au Pub le "Connoly's Corner" pour se rincer la glotte d'une houblonnite bien méritée (patron, trois Guinness !), où Castor, ses lunettes retroussées sur la tête, se fit ouvertement chambrer pour son look "vanille-fraise".

 

Wo sind die Kinder?
Niemand weiß, was hier geschehen.
Keiner hat etwas gesehen.
Wo sind die Kinder?
Niemand hat etwas gesehen.
 

Biz

 

 

Guillaume

Par Guillaume - Publié dans : 2010, faut qu'ça glisse
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Dimanche 21 mars 2010 7 21 /03 /Mars /2010 17:57

Hello à tou(te)s !

 

Cette semaine, une petite carte postale de l' "Evêché", qui n'est autre que le principal commissariat de police de Marseille et qui se trouve près de la cathédrale de la Major, dans le quartier du Panier.

eveche.jpg 

Señor Météo :

On ne sait plus sur quelle tongue danser, tant le temps change, mais dans l'ensemble, on sent une très nette tendance à l'arrivée des beaux jours et c'est encourageant !

 

Nouvelles sérieuses du front phocéen :

Une proposition de l'Union européenne visant à suspendre les exportations de thon rouge d'Atlantique-Est et de Méditerranée a été rejetée hier, à Doha, par la Convention internationale sur le commerce des espèces sauvages menacées(Cites). L'avenir du thon rouge est désormais dans les mains de la commission internationale pour la conservation des thonidés en Méditerranée (Iccat), très critiquée. Patrick van Klaveren, chef de la délégation monégasque à la Cites a estimé que depuis que la gestion du stock de thon rouge a été confiée à l'Iccat en 1992, "le résultat est que la capacité de reproduction du stock est passée de 200 000 tonnes à 60 000 en moins de vingt ans, que la taille des thons a été divisée de moitié et que la pêche illicite a été multipliée par trois".

 

Une soirée noire sur toute la ligne. Comme les deux dernières saisons, les Olympiens ont été sortis de la Ligue Europa au stade des 8e de finale. Après le Zenit Saint-Pétersbourg et le Shakhtar Donetsk, c'est Benfica qui a joué hier le rôle du bourreau grâce à sa victoire (1-2, 1-1 à l'aller). "On tenait la qualification et on la perd sur la fin, ça fait mal, avoue Didier Deschamps. Désormais, on n'a plus que deux objectifs, la Coupe de la Ligue et le championnat. Mais ce n'est pas une bonne chose de perdre ainsi avant Lyon dimanche".

 

Moi :

L'autre jour, une page s'est tournée. Au son de La montagne, Jean Ferrat s'en est allé, laissant dans son sillon les vinyles de ma lointaine jeunesse où, trônant fièrement sur mon pot, je reprenais avec passion les poèmes d'Aragon tonnés par le moustachu de Vaucresson (entre le Best of de Los Calchakis et les tubes des Poppys, qui faisaient la joie de toute la maisonnée en chantant la mort de leur copain Teddy). C'est curieux comme une nouvelle aussi triste et pourtant anodine que celle-là peut vous laisser un vide tout en faisant remonter à la surface tout un tas de souvenirs oubliés, à la vitesse d'un mérou faisant une subite crise d'aérophagie. Salut, Jean.

 

Tiens, en parlant de mérous, ce matin j'ai eu le plaisir de faire ma première sortie de plongée de l'année. Le Cyana, notre jolie barge, a été remis à l'eau jeudi avec un moteur tout beau et - ô, joie - un guindeau flambant neuf. Je n'apprendrai rien aux marins chevronnés mais, pour les béotiens en la matière, un guindeau est un cabestan manœuvré par un moteur. Un cabestan, pour terminer la définition, est un treuil à arbre vertical sur lequel peut s'enrouler un câble et qui sert à tirer des fardeaux. Nous, on s'en sert pour remonter l'ancre. Auparavant, pour remonter la longue et lourde chaîne rouillée à laquelle était lestée ladite ancre, on faisait appel à tous les pauvres plongeurs qui préparaient leurs niveaux. J'y ai donc eu droit plus souvent qu'à mon tour, comme pourraient l'attester mes bras raidis, mes mains décharnées et mon dos désaxé par la manœuvre. Désormais, c'est le guindeau qui s'y collera. Pour en revenir à la plongée proprement dite, l'eau était froide, l'eau trouble et nous n'avons pas vu grand chose, mais ça n'était que du bonheur. D'un autre côté, aller faire une promenade en bateau sous le soleil pour aller jouer en apesanteur, il y a pire pour un dimanche matin.

 

Nous :

Cette semaine a été relativement chargée. Entre les votes des deux tours auxquels l'on participe toujours avec plaisir, nous avons été invités pour une nouilles-party en toute simplicité chez Guillaume et Jane qui tenaient ab-so-lu-ment à nous faire goûter le rhum charrette dont ils avaient ramené deux cubis de la Réunion. Etant donné que nous n'avions pas beaucoup levé le nez du guidon de la semaine, ça nous a fait beaucoup de bien. Et, pour parachever une bonne semaine, nous avons rouvert nos portes après l'hibernation et reçu en cette occasion Jérôme, Céline et Chloé, ainsi que Corinne et Maxime pour un petit dîner de fin de semaine tout à fait sympathique, lui aussi.

 

Dimanche dernier, nous nous étions vus confier Chloé par ses parents. Ce fut une journée harassante : entre les dessins animés qui nous ont fait jaillir une petite larme de nostalgie en nous renvoyant, eux aussi, à l'époque de Jean Ferrat susmentionnée, nous avons été nous promener un peu au parc voisin, pour constater que les jeux pour enfants avaient été totalement détruits pour laisser la place aux pelleteuses préparant la suite du tunnel sous Marseille, mangé du gâteau au chocolat (avec de la compote de pommes) et joué de la guitare. Chloé, fidèle à son habitude, a été adorable et sage comme une image. En bref, une journée drôlement chouette !

 

Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :

Aparté : Le corps humain comprend plus de 640 muscles dont la taille varie selon leur fonction. Ces muscles constituent en moyenne 43% du poids sec du corps (fin de l'aparté).

Hier matin, Castor Biscoto avait rendez-vous derrière le stade vélodrome pour aider au déménagement d'une amie de Libellule Bourdonnante. Levé dès potron-minet, il s'est empressé de sauter sur un "le vélo" (sic) pour s'engouffrer dans les dédales de rues menant au lieu de rendez-vous. C'est avec quatre autres compères qu'il a enquillé délestage de machine à laver et manutention de cartons en tous genres (dont certains franchement louches), dévalant avec de moins en moins d'assurance et un entrain déclinant les quatre étages du lieu A pour ravaler les deux étages du lieu B dans un tourbillon de sueur âcre et de poussière. Fort heureusement, il y avait de la bière.

Alors forcément, ce matin, Castor compte et recompte ses 640 muscles qui le lancent de concert et le font boiter, surtout du genou gauche.

 

J'ai tout appris de toi pour ce qui me concerne
Qu'il fait jour à midi qu'un ciel peut être bleu
Que le bonheur n'est pas un quinquet de taverne
Tu m'as pris par la main dans cet enfer moderne
Où l'homme ne sait plus ce que c'est qu'être deux
Tu m'as pris par la main comme un amant heureux


Biz

 

 

Guillaume
Par Guillaume - Publié dans : 2010, faut qu'ça glisse
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Vendredi 12 mars 2010 5 12 /03 /Mars /2010 11:33

Hello à tou(te)s !

 

Cette semaine, une petite carte postale de la fameuse croix du Garlaban, un but de balade célèbre dans la région qui vous envoie un dénivelé de 500 mètres dans les rotules.

Je n'y suis pas encore allé mais j'aimerais bien, la vue a l'air drôlement jolie.

croix_garlaban.JPG 

Señor Météo :

Il fait beau, il fait pas chaud. Aujourd'hui on a du mistral, mais quid de la neige dont les média ont parlé à tort et à travers ? Néant par chez nous. A Aix peut-être, mais c'est le grand nord, là-bas...

 

Nouvelles sérieuses du front phocéen :

"Ce sera un beau match car les deux équipes jouent un peu de la même façon en se projetant beaucoup vers l'avant". Lucho Gonzalez avait vu juste. Lors du 8e de finale aller de la Ligue Europa, Benfica et Marseille ont offert, hier au public de l'Estadio da Luz, un match de qualité, disputé sur un rythme enlevé et aux multiples occasions de part et d'autre. Contre le court du jeu, ce sont finalement les joueurs lisboètes qui ont pris l'avantage à un quart d'heure de la fin par Maxi Pereira avant l'égalisation en toute fin de match d'Hatem Ben Arfa (1-1).

 

Ça ne sentait pas la fin de conflit hier, en début de soirée, à l'issue de la rencontre entre les représentants de la communauté urbaine de Marseille (MPM) et ceux des salariés d'ISS, l'entreprise en charge de la collecte des ordures dans le 2e arrondissement. Après cinq jours de grève, les syndicalistes sont sortis pessimistes de la réunion en préfecture, avec un courrier à soumettre aux salariés. "Il y a une assemblée générale ce soir, mais il n'y a pas matière à débloquer, pronostiquait Bernard Pizzo, délégué FO d'ISS. On va vers un durcissement du mouvement".

 

Moi :

Le week-end dernier, je suis allé avec le club de plongée à Puy St-Vincent pour notre sortie ski annuelle. C'est toujours agréable de se dire qu'on va au ski juste pour le week-end. Et à la mer pour l'après-midi. Comment ne pas aimer une ville qui vous permet tout ça, je vous le demande ? Bon, il a quand même fallu se lever à 4h30 du matin pour un départ à 6h00 au rond-point du Prado, mais à 10h30, on était sur les pistes et à 13h on était à l'apéro au soleil dans les alpages enneigés, devant une tartiflette-bière de rigueur. Quitte à faire du sport, autant se mettre en condition. L'organisation du club fut, cette année encore, sans faille, mais je me suis toutefois permis une réflexion : la neige était un peu dure. Fort heureusement, il a neigé toute la nuit et la journée du lendemain, et c'est emmitouflé comme un yamakasi que je me suis lancé avec mes copains dans les joies de la poudreuse. Non sans avoir pris soin la veille au soir de passer une soirée très chouette avec tous les cadres du club qui étaient particulièrement détendus.

 

Et ce matin, ça n'a rien à voir, je suis retourné voir Torquemada dans son antre à l'autre bout de la ville. Une fois encore, il s'est assuré que j'avais bien tout avoué (même le reste) et, après m'avoir fait craquer la colonne vertébrale comme une brindille et écrabouillé les rares muscles de mon dos avec ce que j'imagine être une enclume, il m'a déclaré en rigolant que j'étais désormais "réglé comme une Ferrari... Mais que le problème des Ferraris, c'est qu'elles se dérèglent souvent."

Ca doit être de l'humour de bourreau. Rions : ha, ha.

Aïe.

 

Nous :

La semaine a été tout ce qu'il y a de plus calme. Suite à l'assemblée générale de la semaine dernière où je fus, comme tous les ans, président de séance, président de la copropriété (élu façon califat à une écrasante majorité, à en faire pâlir les dictatures les plus sordides) et sacré Commandeur Royal de l'Ordre du Grand Héron qui Pêche, j'ai pris tout un ensemble de mesures. Tout d'abord, changer les boîtes aux lettres. Enfin, enlever les cagettes défoncées qui nous servent de boîte aux lettres depuis toujours et mettre à la place quelque chose qui ne forcera plus les différents postiers à faire entrer le courrier à coups de pieds. J'ai également décidé, avec mon gouvernement... mais qu'est-ce que je raconte, moi ? Je ne sais pas si c'est la conjoncture en ces périodes d'élections ou la proximité de l'école où nous irons voter dimanche ou si, tout simplement, j'ai pris le melon avec ma montée d'égo annuelle comme après chaque AG... Bref, je m'égare. Tout ça pour dire qu'on va changer les boîtes aux lettres. Et repeindre la cage d'escalier. Et porter plainte contre le carrossier du rez-de-chaussée qui n'a rien trouvé de mieux, comme surprise de Noël pour tout le quartier, que de tagger 150 mètres de façade en rose et moche. Ca va saigner.

 

L'autre jour, le téléphone a de nouveau sonné et, cette fois, c'est Jean-Claude Gaudin qui voulait s'entretenir avec Katell pour les élections de ce week-end. Après Basil Boli la semaine dernière, je dois avouer être impressionné par les relations de ma femme.

Mais que peuvent bien nous réserver les prochains coups de fils mystérieux ? Le suspense plane...

 

Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :

Cette semaine, Castor Bricolo a laissé outils et autres tournevis pour regarder béatement pousser Palmito III, qui semble reprendre du poil de la bête, ayant été jusqu'à faire pousser une troisième feuille, un peu au détriment de Feuille n°2, qui a tendance à piquer vers le bas. Une manière plantaire... plantigrade ?, disons végétale de dire : "place aux jeunes". Comme ils sont cruels, à cet âge-là...

 

C'est le baiser, le baiser du vampire
Le baiser qui vous fera défaillir
Un seul de ces baisers dans votre cou
Et vous voilà tout sans dessus dessous
 

Biz

 

 

Guillaume
Par Guillaume - Publié dans : 2010, faut qu'ça glisse
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Vendredi 5 mars 2010 5 05 /03 /Mars /2010 12:40

Hello à tou(te)s !

 

Cette semaine, une petite carte postale du port de l'Estaque, patrie des peintres et des marins de tout poil. Un endroit qui recèle quelques rues aussi reposantes que bien ventées les jours de mistral.

lestaque-plage.jpg 

Señor Météo :

Le soleil est là et bien là. C'aurait été un temps idéal pour plonger cette après-midi. Ou demain. Ou dimanche. Mais je ne serai pas là.

 

Nouvelles sérieuses du front phocéen :

Selon la préfecture maritime de la Méditerranée, il ne restait hier "plus rien de significatif en mer" de la pollution observée ces derniers jours au large de Cap Camarat, près de Saint-Tropez. Une nappe de 184 tonnes de fuel s'était répandue devant le port de Gênes le 19 février, après une collision entre un porte-conteneur de la compagnie marseillaise CMA-CGM et un remorqueur italien. La nappe avait ensuite dérivé en direction de Cap Camarat, suivant le courant Ligure. La préfecture maritime estime que deux tiers du fuel ont été ramassés par les dispositifs français et italiens. Le reste aurait été brassé par la mer, grâce à "un phénomène de dissolution naturelle", renforcé par une météo agitée.

 

Ah, les mythiques matches OM-PSG... Qu'est-ce qui est le plus douloureux dans cette nouvelle défaite parisienne ? Constater que le PSG, triste 12e, va errer dans le ventre mou du championnat jusqu'au mois de mai ou plus cruel encore, que l'OM, même en bafouillant son football, a disposé de son rival (0-3). En début de match, pourtant, le Parc vibre, résonne, insulte et ne demande qu'à pardonner cette saison ratée. Une heure plus tard, l'ironie du désespoir a remplacé la furie des premières minutes. "Merci Paris, merci", entonne un Kop Auteuil désabusé, qui ne trouve rien de mieux à faire que d'envoyer des fumigènes sur les caméramans.

 

Moi :

Mardi de la semaine dernière, je me suis levé aux aurores pour aller à la rencontre d'un petit bonhomme rondouillard prénommé René et que je n'avais encore jamais vu de ma vie. Sur mon calepin, j'avais noté "8h00 : Massage" et avais donc le sourire aux lèvres en partant de la maison. Une demi-heure plus tard, complètement perdu à cause d'un GPS qui ignorait l'adresse de ma destination mais qui, se refusant de l'avouer, m'avait emmené à des kilomètres de mon lieu de rendez-vous, j'étais beaucoup moins souriant et beaucoup plus en retard. Fort heureusement, après avoir demandé ma route plusieurs fois dans ce quartier où je n'avais jamais mis les pieds, je retrouvais le droit chemin et rencontrais un René tout souriant et fort gentil. Jusqu'à ce qu'il entame ce que, dans ma naïveté de béotien, j'avais appelé "Massage" sur mon calepin. Après pas loin de vingt minutes d'un traitement "spécial" qui n'étaient pas sans rappeler les méthodes les plus dures pratiquées au fin fond des donjons de l'inquisition et qui m'a fait avouer tout un tas de choses dont je n'avais pas connaissance, j'ai eu comme l'impression de m'être trouvé au point d'impact d'un mammouth, d'une locomotive et d'une charge de bulldozers. Le "bon docteur" René m'avait successivement écrasé, écartelé, démembré, broyé tout en me disant d'un grand sourire barbu que j'étais mal foutu et qu'il allait falloir redresser tout ça.

Massage, tu parles... Massacre, oui !

Pourtant, je n'ai, depuis, plus mal au dos. Comme dirait Léonard, génie : "ça fait mal, donc ça fait du bien".

 

Hier au soir, je suis retourné à la piscine pour me décrasser. Ce qu'il y a de bien, avec la piscine, c'est que j'y retrouve tous mes copains et que, parfois, on part au restaurant récupérer les kilos qu'on vient de perdre. Hier, ça a d'autant moins loupé que Guillaume, un nouveau copain arrivé à Marseille il y a un an après cinq années passées à la Réunion, faisait ses premiers pas sur le sol sacré de l'ASPTT. Comme Jérôme était là aussi et que nous avions prévu de sortir ensuite, c'est à trois que nous sommes allés refaire le monde respectivement devant une potence de canard, une potence de gambas et une souris d'agneau. On a fini un peu tard en se disant que la piscine, c'était tout de même drôlement fatigant.

 

Nous :

Le week-end dernier, nous avons repris la route du Mont Ventoux pour aller voir Laure, Pascal et Nina dans leur chalet familial. C'est à grands coups de fondue savoyarde et de raclette que nous avons arrosé nos retrouvailles, qui dataient de drôlement loin. Pendant que les filles se prélassaient à la chaleur du feu de cheminée, Pascal et moi sommes allés écumer les pistes du Mont le samedi, malgré le vent qui soufflait en grosses rafales, nous forçant à remonter l'écharpe sur le nez, sous le masque de ski, nous donnant un look de cambrioleur préparant un sale coup. Dimanche, la pluie a refroidi nos enthousiasmes sportifs et nous sommes tous restés bien au chaud, qui rime avec apéro. On a passé un bien chouette week-end !

 

Et hier, le téléphone a sonné. Surprise, c'était Basil Boli qui appelait Katell pour lui donner tout un tas de super tuyaux pour les résultats sportifs à venir.

Sacré Basil, toujours là où on ne l'attend pas. En tous cas, ça nous a bien fait rigoler !

 

Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :

Cette semaine, Castor Bricolo faisait le point sur l'état de son clavier. Bilan, une jolie patine aux endroits qui ne sont pas encore enfouis sous la poussière et assez à manger entre les touches pour permettre à la ville d'Orléans de tenir un siège de plusieurs semaines. Jeanne d'Arc aurait apprécié. Et en voulant retirer une agrafe qui n'avait rien trouvé de mieux que de se glisser dans l'un des nombreux interstices de l'engin, Castor s'est mis en tête de vouloir démonter une touche du clavier. Mauvaise idée, il lui a fallu un bon quart d'heure pour que cette dernière redevienne fonctionnelle.

 

I was swimming in the Caribbean
Animals were hiding behind the rocks
Except the little fish
But they told me, he swears
Tryin' to talk to me
 

Biz



Guillaume

Par Guillaume - Publié dans : 2010, faut qu'ça glisse
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 17:10

Hello à tou(te)s !

 

Cette semaine, une petite carte postale des profondeurs ténébreuses de l'Abbaye St Victor, dont les tours crénelées dominent sans partage sur le Vieux Port. C'est d'un calme, dans ces cryptes ! Je ne m'y suis rendu que deux fois, mais c'était pour me retrouver seul au milieu de statues brossant une période allant du Ve au XIIIe siècle. Encore un plongeon dans le temps qui fait se sentir tout petit.

crypte_st_victor.jpg 

Señor Météo :

Aujourd'hui, le mistral s'est mis à souffler sur les températures plutôt clémentes de ces derniers jours. Normalement, il devrait s'arrêter demain, mais malgré tout, la plongée que j'avais prévue a tout de même été annulée. Dommage, je suis en manque de poisson bien frais.

 

Nouvelles sérieuses du front phocéen :

Taxi ou pas ? C'est la question que soulève les Proxi-Pousse. Célia Guérri a fondé cette association en 2009, pour développer un projet à mi-chemin entre tourisme et culture, à Marseille, autour de vélo-calèches électriques. Or, dans la cité phocéenne, pour développer un moyen de transport avec passagers, il faut se frotter aux chauffeurs de taxis. Hier, à 15h, le vice-président de l'association Robert D'Angelo rencontrait Charles Gilardenghi, président de l'Intersyndicale départementale des taxis des Bouches-du-Rhône. Le but de cette démarche, selon Robert D'Angelo : "Clarifier notre situation face aux taxis et surtout, privilégier la transparence." L'homme est cordialement reçu, mais Charles Gilardenghi dit d'emblée ne pas pouvoir faire grand-chose. Le transport de passagers concerne et ne concernera, de son avis, que les taxis, un point c'est tout.

 

Le coup parfait. Dans un match assez fermé, les Marseillais ont su faire preuve de patience pour faire la différence en fin de match (1-3), à Copenhague, à l'occasion des 16e Aller de l'Europa Ligue. Un résultat qui permet à l'OM d'être en ballotage très favorable avant le match retour jeudi prochain, grâce à ces trois buts inscrits à l'extérieur.

 

Moi :

En ce moment, je suis en pleine cogitation guitaristique car un nouveau concert pointe à l'horizon dans le même bar que l'autre fois, puisqu'en bons artistes (rires), nous n'avons pas jugé bon de bouger nos aimables popotins afin d'essayer de trouver d'autres endroits... C'est curieux, tout de même : quand on ne fait rien, les choses n'avancent pas. Bon, on a des excuses, c'est l'hiver, mais ça serait quand même bien qu'on se bouge un peu plus, car avec le printemps et l'été qui s'annoncent, il pourrait y avoir des opportunités intéressantes. Donc, disais-je avant de me couper grossièrement la parole, je suis en pleine cogitation guitaristique. Il faut dire que je me suis lancé dans une configuration technique complexe qui n'intéresse que moi et qui consiste à découvrir comment câbler mon processeur d'effets pour pouvoir utiliser les canaux de préamplifications de mon Marshall à lampes en bypassant les presets électroniques détestables du pédalier. J'ai fini par trouver et, pour ne pas oublier où brancher quoi la prochaine fois, j'ai collé sur toutes les prises des p'tits autocollants Mickey. Rock n' roll !

 

En voyant le soleil qui, malgré le froid et les quelques nuages, est drôlement présent, j'enrage et ronge mon frein. Demain matin encore, je m'étais inscrit pour retourner plonger après une abstinence de près de trois mois, alors que j'aime particulièrement glisser sous les flots l'hiver, quand il n'y a pas grand-monde et qu'on a l'impression d'avoir la mer entière à soi tout seul. J'apprends donc la patience, ce qui n'est jamais perdu, et j'attends mon heure...

 

Nous :

C'est assez amusant : il y a quelques jours, Katell a fait irruption dans mon bureau (bon, "mon bureau", c'est en fait notre chambre où je me suis permis d'installer un petit secrétaire dans un coin qui suffit à mon bonheur professionnel) et a décidé de s'y installer. "Mais où donc ?", l'interrogeais-je. "Bin, dans l'lit !", me répondit-elle avec un grand sourire. Depuis, on travaille en open space et c'est plutôt sympa.

 

Dans les "choses à faire" qui traînent depuis à peu près mathusalem, nous nous sommes attaqués avec vaillance, voire même un certain courage, aux piles de photos que l'on veut mettre en album depuis longtemps. Dans la série des travaux d'Hercule (toujours lui !), celui-ci se pose là, disons-le. Mais ça progresse. Doucement. Au moins, ça ne recule pas, pensez : on est en train de finir 2002 !

Mais on est contents. C'est un vrai régal de se réimmerger dans les brumes du temps en redécouvrant des événements et des visages passés. N'empêche qu'on sabrera le champagne quand on aura rattrapé le temps perdu !

 

Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :

Après "Palmito I : L'étoffe des Palmiers"... Après "Palmito II : Arsenic et vieux Palmiers"... Redécouvrez Palmito dans un film qui a bouleversé l'Amérique : "Palmito III : Les hommes préfèrent les Palmiers". Retrouvez Palmito sur le bureau de Castor Bricolo et tremblez car, cette fois, il revient avec l'intention de rester ! Du moins Castor l'espère-t-il, car il n'y a rien de plus déprimant qu'une plante qui meurt, c'est vrai, surtout quand vous avez le nez dessus toute la journée. A toutes fins utiles, le tournage de "Palmito IV : Prends le Palmier et tire-toi" est prévu pour dans quelques mois, sait-on jamais.

 

Désolé Lola je n'ai pas su déchiffrer le sens secret
De tes gestes lents aérés, simulacres ou magie futile

A moins que le vide et l'ennui ne s'emparent de toi Lolita

Et si cette bulle pleine de rien voulait se crever enfin
Un ange passe...
 

Biz

 

 

Guillaume

Par Guillaume - Publié dans : 2010, faut qu'ça glisse
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Samedi 13 février 2010 6 13 /02 /Fév /2010 17:54

Hello à tou(te)s !

 

Cette semaine, une petite carte postale du four des navettes, le vrai et l'unique qui constitue à lui seul un endroit de pèlerinage pour nombre de gens friands (n'est-ce pas, Aude ?) de ces biscuits un peu durs au fort goût de fleur d'oranger, paraît-il mythiques à Marseille.

four-navettes.jpg 

Señor Météo :

Dans le désordre, mistral, froid, mais beau temps. Tout de même, quelques flocons de neige anémiques sont tombés l'autre jour en voletant négligemment entre les toits marseillais. Enfin, moralité : ça pince dur.

 

Nouvelles sérieuses du front phocéen :

Burgers au steak de taureau, fada-cola et saucisses locales. A Saint-Rémy, dans le tout nouveau fast-food Carré des gourmets, tout le menu est estampillé "made in Provence". Le restaurant rapide où l'on trouve également un "show-room" de spécialités locales - conserves, charcuterie, huile d'olive, vins, etc. - a ouvert la semaine dernière. Ici, pas de menu Big Mac mais plutôt un menu "camarguais" ou "alpilles", des salades du gardian ou de la soupe au pistou… L'idée du fastfood provençal, cela fait vingt ans qu'Olivier Roux l'avait en tête, mais il a fallu que le concept "restauration rapide" associé à des mots comme terroir, tradition, savoir-faire régional, fasse son chemin auprès des entreprises. Après Saint-Rémy, Olivier pense à Marseille, Avignon, Montpellier et Arles.

 

Jouer les quatre compétitions à fond, tel était le message de Didier Deschamps avant le déplacement à Lens pour les 16e de finale de Coupe de France. Ce n'est pourtant pas l'impression qu'a laissé l'équipe bis marseillaise, complètement grippée par le froid et battue sans résistance par de séduisants Lensois (3-1), à l'image de Jemaa, auteur d'un doublé et véritable poison. Reste à savoir si cette élimination précoce ne sera pas un mal pour un bien : Marseille sorti de la Coupe, la Ligue va peut-être trouver un créneau pour recaser les deux matchs de L1 face à Sochaux, qui ont été reportés.

 

Moi :

Dimanche dernier, je suis allé avec ma copine de plongée Corinne à Arles (ou "en Arles", je sais jamais mais comme ça fait un peu snob, je préfère dire "à Arles"... en plus, je fais ce que je veux, sans blague). Bref, je suis donc allé "à Arles" pour visiter le musée - non pas de la photographie, comme m'a coupé mon copain de plongée Jérôme l'autre soir - mais le "musée départemental Arles antique", qui présente, outre son exposition permanente à ne pas manquer si l'on est amateur (même pas éclairé) de vestiges du très riche passé romain de cette ville au confluent du Rhône et de la Méditerranée, toutes les trouvailles récemment découvertes dans la vase du fleuve, dont un buste de César qui a l'extrême particularité, dixunt les archéologues, d'être le seul sculpté du vivant de son modèle (il y avait eu un Thalassa sur le sujet il y a quelques mois, que je vous recommande si vous pouvez mettre la main dessus). Après cette extraordinaire visite, nous sommes allés voir le musée Réattu qui vient de rouvrir, afin de nous protéger du mistral qui nous hurlait sa hargne en pleine face. Le musée "Réattu-Picasso" de son nom complet est un splendide hôtel particulier dont la visite vaut le détour pour son architecture intéressante, mais en aucun cas pour les bidules qu'il renferme. Je ne dis pas "œuvres" sciemment, tant l'exposition actuelle est un mélange de ridicule et de grotesque. Grodicule, en quelque sorte. La photo du poisson au bout d'une salle de cailloux posés bêtement sur des pieds transparents (que j'ai bien failli faire tomber, d'ailleurs) a fait comme un électrochoc et c'est en riant à gorge déployée que nous avons quitté précipitamment l'endroit, sous l'œil légèrement médusé des gardiens bénévoles.

 

Jeudi dernier, à la place de la piscine, nous avions prévu une choucroute-plongée avec mes camarades de party. Enfin, l'inverse. Cette soirée était une sorte de métaphore d'une maxime que j'aime beaucoup et qui clame joyeusement qu'après l'effort vient le réconfort. Encore que, dans ce cas précis, il est difficile de discerner laquelle des deux activités constitue l'effort, parce quand vous voyez les choucroutes (pour dix, quand même) s'avancer comme dans un film au ralenti, je vous promets que vous revoyez votre vie défiler. Quand vous décrétez que vous êtes arrivé à satiété, vous avez l'étrange impression que le plat n'a même pas été touché. Quand vous n'en pouvez plus au point d'avoir l'impression de jouer dans Alien et que vous devinez l'œil de vos camarades se ternir jusqu'à devenir laiteux, vous avez réellement le sentiment que le plat est un être vivant qui se régénère tel un phœnix. C'était une soirée d'anthologique : on avait trouvé la corne d'abondance ! Elle était là, sous nos yeux, à la taverne de Maître Kanter du vieux port !

Ensuite, tels de vieux compagnons, Jérôme et moi sommes allés refaire ce bon vieux monde place Castellane, qui devant un vieux calva, qui devant un cognac vieux. Nous étions tranquilles, à discuter en terrasse à minuit, insensibles au froid et sourds aux piaillements des harpies assises derrière nous. Nous étions au calme, nous étions bien.

 

Nous :

Dimanche dernier, pendant que je traînais en Arles... non, vraiment, ça le fait pas... pendant que je traînais "à Arles" avec Corinne, Katell traînait, elle, avec ses copines et mangeait du gâteau à la crème de marrons. Notez que c'était une bonne idée, puisque ça l'a incitée à en faire un pour la maison et, bien que n'étant pas amateur de crème de marrons, je dois bien avouer que c'est drôlement sympa avec le thé du matin.

 

Le reste de la semaine fut assez studieux, les projets commençant à sortir de leur léthargie hivernale et nous sortant par la même occasion de notre torpeur. Pour fêter l'événement, on a fait péter le champagne avec les bouchées apéritif (Picard) dans une ambiance de bougies. Il ne manquait que le feu dans la cheminée, mais j'ai oublié de faire ramoner cette dernière et, de toute façon, je n'ai pas fait le plein de bois cette année. Tout fout le camp, ma bonne dame...

Ah, Katell m'apprend à l'instant qu'en astrologie chinoise, je suis "chien de métal". Ca ne me plaît pas beaucoup, je trouve ça agressif, mais si je le mentionne, c'est parce que ça rappellera immanquablement quelques souvenirs à Christophe !

 

Maisons et travaux, ou les aventures de Castor Bricolo :

Depuis des jours, des semaines, des mois que dis-je, des années, Castor Bricolo en avait assez de se démonter l'épaule pour tenter d'éteindre la lampe de la table de nuit, fort jolie au demeurant, dont l'interrupteur présentait la particularité de se retrouver coincé entre le lit et la table de nuit, pratiquement au niveau du sol. Sous le lit, en fait. Super pratique quand vous sentez Morphée souffler sur vos yeux fatigués et que vous ne pensez qu'à vous laisser porter, un sourire béat éclairant votre visage, largement imité par cette rogntudju de lampe qui vous crache la sienne, de lumière, en pleine tronche tel Cerbère sa bave et qu'il faut pourtant éteindre, épreuve qui n'a rien à envier aux 12 travaux d'Hercule. Les petites cellules grises de Castor se sont donc largement activées, comme dirait ce cher vieux Hercule (Poirot, cette fois), et Euréka, la lumière fut, qui s'ajouta à toutes les autres. Castor eut l'idée de procéder comme pour la lampe de la mezzanine : ajouter un autre interrupteur à l'endroit savamment calculé où se pose naturellement la main quand on veut faire taire toute lumière et plonger dans les délices de l'obscurité salvatrice. Ce fut chose faite, sans peur et sans hurlement. Désormais, chez Castor y'a tout ce qui faut, même deux lampes qui ont chacune deux interrupteurs. Un casse-tête assuré pour les archéologues du futur...

 

L'amour n'est rien

S'il est pris au piège

L'amour s'éteint

Quand les gens se taisent 
 

Biz

 

 

Guillaume

Par Guillaume - Publié dans : 2010, faut qu'ça glisse
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